Au bord de l'agonie,
Ses larmes coulant lentement sur son visage,
Elle repensait, blême, à sa vie,
Longtemps elle la croyait mirage.
Perdue dans ses souvenirs déchus,
Elle allait s'éteindre, bientôt,
Elle savait qu'ensuite, elle ne pleurerait plus,
Et de sa bouche, ne sortit plus un mot.
A l'approche de la mort,
Ses petites ailes étaient tombées,
Tout cela peut avant l'aurore,
Rendant son doux visage immaculé.
En hommage à cette fée,
Les arbres étaient devenus aphylles,
Leurs feuilles étaient toutes tombées,
Laissant nues leurs branches volubiles.
Plus un bruit, plus un soupir,
Son âme doucement la quittait,
Son heure était venue, elle allait s’enfuir,
Dans son monde d’après vie, elle irait.
Puis, elle s’éleva vers les cieux,
Où les étoiles vinrent la chercher,
Elle ferma ses petits yeux bleus,
Et rejoignit son éternité…